La lune est gibbeuse, voire bigleuse,
Où vas-tu malheureuse ?
Tu avances pas à pas
Tu combats le désarroi par l’effroi
Tu te demandes ce qu’il y a au-delà
Trouver quelqu’un de bien
Et ne plus lâcher sa main
Pour supporter le crachin
Des moucherons à venin
Qui s’agitent, s’énervent dans leur bocal
Se sourient, s’épient, se font mal
Le temps d’un coup de sang, d’une rage de dent
C’est déjà fini, tout est blanc
Reste juste le goût, un peu amer
Laissés par les combats délétères
De cette valse pathétique
Ce bal horrifico-comique
La satisfaction de l’usager est primordiale
(C’est fatal animal)
Nous produisons un service de qualité
(Tu l’as vu mon pied-de-nez ?)
Les litiges sont traités au service après-vente
(Et mon gros ventre ?)
L’ennui dévore mon corps
Comme un vers retors
Il fait nuit mais l’ennui luit
Envie d’Apocalypse, que tout s’éclipse, envie d’ellipse !
Est-ce symptomatique
D’un mal-être fantomatique ?
Demain nous serons vieux
Après-demain hideux
Le surlendemain cadavéreux
Qui dit mieux ?
Plus le temps passe et plus on s’enlace
Comme des follasses jamais lasses
Je veux être une fée éthérée
Pour tes jours fatigués
Si la vilaine poussière nous guette
A l’aide de ma baguette
Je la transforme en paillettes
Pour toi mon obscure starlette